Lorsqu’il est impossible de suivre ses routines créatives
Ces derniers temps, ça a été le tourbillon dans ma vie. j’ai fait face à plusieurs évènements qui m’ont émotionnellement perturbée et qui, de ce fait ont envahi mon espace créatif. Ensuite, j’ai été malade, mon corps et mon âme ayant été secoués par cette période difficile.
je suis restée chez moi de longs jours sans possibilité de créer quoi que ce soit. Je voulais pourtant dessiner ou peindre, mais je n’en avais pas la force. Cette situation m’a fait penser à cet article dans lequel je parlais de mes routines créatives. Des routines bien carrées auxquelles je n’ai jamais failli; je crée tous les jours pendant de plus ou moins longues périodes de temps.
Mais tous les jours.
Dans cet article également, je disais que J’arrivais toujours à trouver du temps pour ma pratique au point d’en avoir fait une routine du matin et une routine du soir ; je crée comme je respire. c’est mon art de vivre. C’est ma manière de respirer. Avec du recul et avec l’expérience que j’ai aujourd’hui, j’aurais du rajouter dans cet article qu’il s’agissait de mes routines créatives lorsque tout va bien.


Parce que tout ne va pas toujours bien. Il peut y avoir des moments de tempêtes pendant lesquelles on se sent impuissant à marquer son carnet d’un simple trait au crayon, ou à écrire un seul mot. Dans ces moments-là, on sait que peindre, dessiner, écrire apporterait de l’oxygène dans le climat lourd que nous traversons, mais on n’y arrive. Et malheureusement on se sent mal de ne pas y arriver. Alors, que faire dans ces cas-là?
Je vous répondrais: attendre que la tempête passe. Ne rien forcer et accepter ces turbulences sans culpabiliser.
C’est ce que j’ai fait. J’ai tout posé. Mes crayons, mes pinceaux, mes carnets, mon ordinateur dans lequel j’écris et je me suis reposée. Les tempêtes font partie de la vie. Les accepter, c’est redonner de l’espace à sa créativité pour que le flux rejaillisse.
Nous possédons plein de clés pour cultiver notre créativité, mais nous n’en sommes pas maitres. Sinon, il n’y aurait pas de période de vide, de pages blanches. L’inspiration serait comme une fontaine intarissable. mais ce n’est pas le cas. Il peut y avoir des blocages liés à des évènements extérieurs et dans ces cas-là, il faut user et même abuser de patience envers soi-même; Il faut Se faire confiance dans le fait qu’étant artistes, nous sommes et nous serons toujours un canal d’expression et de transmission dans ce monde, même si nous n’y arrivons pas là dans l’instant.
Évitons d’être rigides vis à vis de nous-mêmes, parce que parfois la vie nous impose son propre agenda, et c’est comme ça.
Les routines créatives nous aident à être disciplinées, à nous structurer à grandir dans notre art, mais elles ne doivent pas nous emprisonner dans un cadre culpabilisant. L’art se nourrit également de ces moments de rien, de ces périodes de calme et d’inactivité.
Pendant la période de turbulence que j’ai traversée, je me suis rappelée une chose: je ne crée pas par automatisme, mais par plaisir. Mon flux reviendra quand il le voudra, parce que j’ai été créée artiste et je le resterai.
L’œuvre de cet article est réalisée en partie au pastel à l’huile. Dans cet article vous découvrirez pourquoi j ai choisi ce médium pour mes moments créatifs . Et si vous hésitez à vous lancer dans la pratique de l’art et du pastel à l’huile, sachez chers amateurs, que j’ai commencé à faire de l’art à plus de 40 ans et que j’y ai trouvé mon bonheur.
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